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08.11.2007

Blocages des facs lilloises suite à l’adoption de la Loi

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Blocages des facs lilloises suite à l’adoption de la Loi
« Liberté Responsabilité des Universités »

Depuis ce mardi 6 novembre en fin d’après-midi, l’université Charles De Gaulle lille3 est bloquée par les étudiants qui souhaitent l’abrogation de la loi Pecresse.
Le lendemain Lille 1 suivait…
La principale revendication des « bloqueurs » issus, majoritairement des syndicats proche de l’opposition, est l’abrogation de  la loi LRU.
Ils reprochent à tort à la réforme de permettre au « patronat » de s’immiscer dans la vie des facs, transformant par la même la mission d’enseignement de l’université en mission professionnelle. Ils dénoncent toujours à tort une possible augmentation importante des frais de scolarité oubliant par là même que cette décision reste du ressort de l’Etat.
Selon eux « LRU c’est la mort de l’université »

Jean-claude Dupas, président de Lille 3 a tenu à rétablir la vérité sur un certain nombre de points parmi lesquels la volonté de la loi d’avancer ensemble pour créer une communauté et une identité pour chaque université. Il a toutefois tempéré ses propos en émettant quelques réserves sur la loi tout en précisant qu’il était opposé au blocage des lieux d’études et qu’il soutenait les principales lignes de cette loi Pecresse.

Après deux jours de battage médiatique autour de ces blocages, les jeunes populaires et les syndicalistes de l’uni ont décidé de mener une action d’information et de tractage afin de faire entendre la voix des étudiants opposés aux blocages de leurs lieux d’études…
Arrivés à 7H30 à proximité de Lille3,   nous avons rapidement été pris à partie par une vingtaine de bloqueurs issus de rangs des jeunesses communistes, communiste révolutionnaire et du syndicat de la confédération nationale des travailleurs. Tentant sans succès d’instaurer un dialogue, nous nous sommes vu refusés les abords de l’université par les moyens de la force sous les yeux étonnés des journalistes de Nord Éclair et France 3 qui auparavant s’étaient également fait bousculer et insulter par ces bloqueurs.

Toujours poursuivis par les syndicalistes bloqueurs, nous nous sommes dirigés vers la faculté de Lille 1 pour en vain essayer de prendre contact avec les étudiants de l’IUT.
Après avoir essuyé des insultes incohérentes pendant plus d’une demi-heure nous avons tenté de montrer notre présence et notre désapprobation de ce mouvement au sein de l’assemblée générale de ce jeudi 8 novembre à Lille 3.

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Il résulte de cet A.G ces décisions aberrantes :

* Exclusion des journalistes des A.G :
(Le président de l’AG ayant même tenté d’expulser une étudiante en journalisme au cours de cette réunion), nous pouvons toutefois nous réjouir d’avoir pu assister à une des seules décisions correctes de l’AG à savoir l’autorisation pour ces étudiants de travailler et de suivre ces débats.
* Conférence de presse verrouillée :
Les 3 personnes mandatés pour rapporter les décisions de l’AG devront se contenter de se tenir à la lecture formaté d’un communiqué dûment approuvé. Ils ne seront habilités à ne répondre à aucune question.

Au cours de cette même réunion, 5 personnes ont été élues pour représenter l’université lilloise à Rennes où seront ce week-end prises des décisions d’ampleur nationale. Il est fort gênant de constater qu’alors que 45% des étudiants avait voté contre le blocage aucun des 5 représentants ne partage cette vue. En effet, cette délégation est constituée de : 2 jeunes syndicaliste de la CNT, un jeune de l’UNEF et JCR, et d’étudiantes pro blocage

Et dire que ce sont ces mêmes personnes qui nous parlent de libertés de l’information et qui donnent des leçons de démocratie…!


Il est du devoir de tous ceux qui veulent rétablir la vérité, défendre l’autonomie et l’excellence de l’université française de faire entendre leur voix dans les jours qui viennent par les urnes et  leurs mobilisations dans les nombreuses réunions prévues dans les jours qui viennent.