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07.02.2008
19 h 15, hier, sur l’antenne de RTL : « Le futur maire de Lille est probablement avec nous »
PAR EMMANUEL CRAPET
lille@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU
« J’ai bachoté un petit peu cet après-midi (hier), mais je crois que ça ne sert à rien. » Éric Quiquet est le premier à pousser la porte du café La Cloche, d’où RTL diffuse son premier Tour de France des municipales. L’adjoint au maire sortant (Vert) sera progressivement rejoint par trois autres candidats aux municipales (sur les sept qui sont engagés dans la course au beffroi lillois) : Martine Aubry (PS), Jacques Richir (MoDem) et Sébastien Huyghe (UMP).
Franck Antson, le journaliste de RTL, prend l’antenne : « Le futur maire de Lille est probablement avec nous. » Au maire sortant revient le soin d’ouvrir le débat. Martine Aubry reprend les grandes lignes d’un programme qu’elle a déjà présenté : l’enfance, les personnes âgées, poursuivre la renaissance de Lille dans tous les quartiers…
La parole est alors donnée au challenger de l’UMP : « Suis-je le seul autour de cette table qui prétend à l’alternance à Lille ? » Sébastien Huyghe caresse l’espoir que soient là évoqués les alliances du second tour. Il a en face de lui Martine Aubry et Éric Quiquet, qui fait partie de l’équipe municipale ; il est assis à côté de Jacques Richir, qui attend le soir du 9 mars pour dire derrière quel projet son équipe et lui se reconnaissent. Sébastien Huyghe lance les hostilités ;
L’alternance ? Pour Éric Quiquet, elle a commencé en 2001 avec l’entrée massive d’élus Verts au conseil municipal : « Le Grenelle par les actes, il a eu lieu à Lille. » Environnement, emploi, logement… Chacun a présenté, dans un temps forcément réduit, sa vision de la capitale des Flandres pour les six prochaines années.
Une certitude au sortir de ces quarante-cinq minutes de débat : la concision et la maîtrise du temps de parole ne sont pas des exercices pour lesquels les candidats présentent les mêmes dispositions. Au fil des minutes, les échanges, un peu statiques au départ, deviennent plus vifs. Prix de l’immobilier à Lille, taux d’imposition : Martine Aubry et Sébastien Huyghe ne sont pas d’accord sur les chiffres. « Quand on veut rentrer dans un débat démocratique, on ne dit pas n’importe quoi », balance la première nommée au second.
Concision
Le Grand Stade a été au centre de toutes les attentions en fin de semaine dernière ; par le truchement de la radio, Jacques Richir explique pourquoi il n’a pas accompagné de son vote l’improbable coup de foudre de la majorité des élus communautaires pour le projet Eiffage : « Ce stade plombe le projet de tram-train. » « Ce budget (700 ME), c’est forcément des renoncements », complète Éric Quiquet. Même si tous les quatre ont le beffroi lillois dans leur ligne de mire, l’auditeur de RTL n’a pas échappé aux couplets sur la communauté urbaine – le candidat Vert avait dit, hors antenne, qu’il aborderait forcément le sujet (il veut passer un contrat d’agglomération, qui garantit notamment un droit à se loger, ainsi qu’un droit à se déplacer).
Sébastien Huyghe, Jacques Richir, Martine Aubry et ensuite Éric Quiquet : ce n’est toujours pas le résultat du premier tour de ces municipales mais l’ordre, tiré au sort, pour le mot de la fin.
« Le maire doit être un élu de proximité. C’est ce maire-là que je souhaite être, assure Sébastien Huyghe. J’entends redonner aux Lillois la fierté d’habiter à Lille. » Jacques Richir se présente, lui, comme le candidat du « mieux vivre ensemble ». « Quand je m’engage, je fais », embraye Martine Aubry, promettant de continuer à assurer le rayonnement de la ville. « Nous avons été des élus utiles ; nous poursuivrons la transformation écologique de Lille », conclut Éric Quiquet. •
11:45 Publié dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lille, huyghe, municipales




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